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Mahamat-Saleh Haroun
Né au Tchad aux moments des indépendances africaines, Mahamat-Saleh Haroun fait parti de ces intellectuels au regard très critique sur leur continent, sans toutefois oublier de faire le décompte des responsabilités. passionné de communication, il a d’abord fait des études de journalisme dans la région bordelaise avant de se tourner un peu plus vers le cinéma. Les deux se complètent se plaît-il à dire. Après avoir travaillé un temps dans l’information, il suit une formation dans un institut de cinéma à Paris. Son premier film, Maral Tanié en 1994 étonne. Les suivants confirment. Il est un passeur d’informations mais aussi d’émotion.
Son premier long-métrage Bye-Bye Africa est ovationné à Venise où il obtient le prix du meilleur premier film. La France le découvre A la quinzaine des réalisateurs en 2002 avec Abouna, film très touchant sur la relation à l’image et entre autre message, un bel hommage aux projectionnistes africains au moment où les salles de cinéma du continent commencent à se transformer en friperie et magasins d’alimentation. C’est encore La Mostra de Venise qui reconnaît sa patte en lui donnant le prix du jury en 2006 pour son troisième long-métrage Daratt. En 2010, année de célébration des indépendances africaines, c’est doublement symbolique que le continent revienne en lumière sur la croisette avec celui qui est né avec elles. C’est aussi la première fois que le Tchad dont le Cinéma est né aux lendemains des indépendances arrive de manière positive sur les écrans du festival. Le quatrième film de Mahamat-Saleh Haroun, Un homme qui crie, bref passage de Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire est en compétition officielle au festival international du film.
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Günther Germain Firmine Richard Mahamat-Saleh Haroun |
